Yahrouts à la vanille

Vous l’aurez compris (si vous m’avez lue hier), il s’agit de yaourts maison à la vanille, plus spécifiquement de ma deuxième fournée.
Là, tout de suite, sous vos yeux ébahis et sans filet, je vais goûter ma création, qui sort tout juste d’une nuit dans le frigo.
Et zou, c’est parti !

Visuellement, il a l’air bien ferme, ce yahrout. Je passe à l’attaque : résistance de la texture confirmée ! J’adore !
La vanille n’est pas assez présente à mon goût, mais j’ai droit à une excellente surprise : en dépit d’une absence totale de sucre, ma concoction n’est pas acide.
J’en ai déjà mangé la moitié, mais tant pis, je tente l’ajout d’un peu de cassonade pour voir si elle saura jouer le rôle d’exhausteur de goût…

Et la réponse est… OUI !
Je reprends, après la pause nécessaire pour le finir, ce délicieux yahrout !

Je vous narre (pas si brièvement que ça, désolée) ma première tentative pour faire des yaourts maison à la vanille : ce fut un triste échec en dépit de l’emploi de lait frais bio et d’une belle gousse de vanille, et ce pour non pas 3, ni même 4, mais 5 raisons :
– Les yaourts au lait frais se conservent très peu de temps et j’avoue leur trouver une petite odeur de… fromage ;
– Si on veut tout l’arôme de la gousse de vanille, il faut non seulement la fendre en deux et la mettre dans le lait qu’on fait chauffer, mais porter le tout à ébullition puis laisser refroidir, et enfin gratter l’intérieur de la gousse pour récupérer les bonnes petites graines de vanille et s’assurer qu’elles seront intégrées dans la préparation ;
– Le choix de mon ferment n’était pas judicieux. Beaucoup de marques de yaourtières conseillent d’ensemencer sa préparation avec un yaourt nature du commerce et très frais, mais il faut de nombreux essais pour trouver celui qui fournira la texture et le goût attendu. Je préfère acheter des ferments lactiques à ajouter, parce qu’ils se conservent bien plus longtemps qu’un yaourt et qu’ils donnent des résultats bien plus prévisibles. Aujourd’hui, on en trouve non seulement en pharmacie et en boutique bio, mais aussi en grande surface (rayon farine et autres préparations desserts) ;
– J’ai programmé ma machine pour « couver » les yaourts 9 heures. Un jour de temps frais et avec un ferment peu actif, c’est insuffisant ;
– Pour finir, mon lait était frais, bio, mais surtout – aïe ! – demi-écrémé. Or, n’en déplaise aux compteurs de calories, un bon yaourt se fait avec du lait entier, car c’est ce qui lui donne non seulement son goût, mais aussi sa texture !

Une dernière pour la routeEn beaucoup plus court, la recette de base du yaourt maison :
1 yaourtière (on se fiche royalement de la marque !)
1 litre de lait entier à température ambiante
1 sachet de ferments lactiques
On mélange bien le lait et les ferments (je bats le tout au fouet dans un grand broc, c’est vraiment pratique pour transvaser), on verse la préparation dans les pots qu’on met dans la yaourtière SANS leurs couvercles, et on lance la chauffe pour au moins 8 heures, plus si on veut un résultat ferme et riche en probiotiques.
On peut ajouter du sucre (avant ou après le passage en yaourtière), mais aussi des arômes, des fruits… J’ai  encore plein de choses à expérimenter côté yaourts, je vous en parlerai à nouveau très bientôt, c’est promis !
(Je crois bien que je vais manger un autre yahrout au goûter, moi…)!