どうもありがとう (Dōmo arigatō)
¡Muchas gracias!
Thanks so much!
D’accord, j’arrête de vous la jouer polyglotte… C’est l’enthousiasme du moment, sans doute. Y’a des jours comme ça (y’a des jours tous les jours, remarquait très intelligemment je ne sais plus quel quidam), où on se sent pris(e) d’une incoercible envie de vivre, d’un besoin irrépressible de remercier, n’importe qui, n’importe quoi – toute ressemblance avec un gag de Rémy Gaillard serait purement fortuite et surtout hautement improbable -, du fond du coeur.

Stop ! Mon estomac brimé se fait entendre, mes doigts menacent de faire la grève du clavier – on se demande qui les a inspiré -, la faim me brandit sa cape rouge sous le nez : il me faut impérativement prendre le temps de me sustenter. Heureusement, la magie de la lecture en différé n’implique pas que vous ayez à attendre que j’ai englouti mon déjeuner : je perdrais des lecteurs – et n’allez pas penser que c’est parce que je mange malproprement ! – ou mes lecteurs leur précieux temps ! Je m’absente donc, mais vous ne me verrez même pas filer à l’anglaise, car je réapparaîtrai juste après le saut de ligne…
Je disais donc – maintenant que mon estomac et mon cerveau expriment toute leur gratitude, le premier avec des petits bruits satisfaits, le second avec une orgie d’endorphines bienvenues – et je ne cacherai pas que je dois probablement ces dernières à la création machiavélique d’un chocolatier industriel qui a également d’autres bombes gustatives à son actif (ce truc-là, pour ne pas le citer…) – zut, j’ai perdu le fil…

Je reprends au beau milieu de ma phase digestive, excusez mes difficultés à penser droit.

Euh… Oui ! Remercier les gens, mais aussi la vie, parce qu’on a le coeur qui déborde, parce qu’on est joyeux d’exister, de respirer, de sourire. Pas pour une raison en particulier, mais « juste comme ça », parce que l’envie de le faire nous a saisi au matin et qu’on se prend à tout célébrer : l’amour, le soleil qui brille, le temps qu’on a ou qu’on se libère pour se consacrer à ce(ux) qu’on apprécie. C’est un moment de grâce qui dure, une humeur impalpable et pourtant indéniable. Je crois bien que ça s’appelle le bonheur…
Le plus impressionnant, c’est que c’est contagieux ! La joie de vivre fait sourire, met de bonne humeur, et se répand par simple contact : l’être humain étant avant tout un animal social, il sourit lorsqu’il voit un congénère faire de même, et le bonheur des uns fait le bonheur des autres – vous ne me l’ôterez pas de la tête : les relations gagnant-gagnant sont l’avenir de l’homme… Comment ça, « Ahem » ?

Nous venons de toucher au noeud gordien du bonheur : l’optimisme. Et là, je suis désolée de vous l’annoncer, mais je ne connais qu’une seule recette pour le conserver : le cultiver. Même si vous êtes comme moi un(e) athé(e) incurablement rationnel(le) et terre-à-terrement réaliste, gardez votre âme d’enfant, chérissez votre côté gamin(e), ne perdez jamais votre capacité à vous émerveiller, réapprenez à faire confiance, à vous faire confiance, et votre monde en sera tout chamboulé, et ce pour le meilleur – non, ne cherchez pas « pour le pire », il arrivera bien assez vite sans que vous ne l’évoquiez.
Sur ce, je retourne à la célébration ensoleillée et joyeuse de ma gratitude : j’espère qu’elle vous aura également profité, mes chers semblables, et qu’elle égayera un peu votre journée
P.S. : je réalise en bouclant ce court article que ce qui rapproche les gens, c’est justement leur vision du bonheur. Vu celle de Lalex, pas étonnant que nous soyons si proches !