Même pas mal !

Quelle mouche m’a piquée ? Quelle idée saugrenue m’est passée par la tête ? J’aurais mieux fait de me fouler une cheville de me casser un ongle plutôt que de l’écrire, ce fichu commentaire !

Tout commence bêtement : la version anglaise d’une B.D. d’un auteur que j’apprécie beaucoup est mise en ligne, strip par strip, un peu à la fois. Je constate à chaque nouvelle parution qu’elle est très mal traduite, ce dont je n’ai rien à faire en soi : la grande toile est truffée de sites et de documents rédigés dans un anglais au mieux bancal, au pire incompréhensible. Mais j’aime bien son travail, à ce gentil dessinateur, et ça m’embête qu’une bonne partie de son humour se perde une fois transvasé dans la langue de Shakespeare. Je me fends donc d’un commentaire. Pas pour étaler ma science, ni pour vanter mes compétences, et encore moins pour pinailler, mais dans l’objectif sincère de donner un coup de pouce. Mon petit mot en déclenchera pas mal d’autres, certains soutenant mon propos, d’autres me visant personnellement. Je ne reviendrai pas sur les termes employés, ils me touchent d’autant moins qu’ils sont issus du clavier d’internautes qui ne me connaissent en rien, et qui profitent de leur anonymat pour se défouler sur ma petite – mais costaud(e), genre pimousse – personne.
Et c’est bien là que réside le problème : les ayatollahs de la remarque désagréable, ceux qui crachent leur venin au hasard ou presque, ceux qui guettent la faute pour bondir sur le premier qui passe, non seulement enquiquinent le monde, mais donne mauvaise presse aux personnes de bonne volonté. Ils débattent des lignes durant et avec une mauvaise fois consommée sur des broutilles.
Heureusement pour moi, je croise rarement leur chemin. La plupart du temps, j’ai affaire sur le net à des personnes au moins polies, si ce n’est cordiales.
En toute franchise, cet incident idiot ne changera pas ma manière d’interagir sur le net. Mais je garderai dorénavant à l’esprit que des réactions négatives, voire agressives peuvent se produire, qu’elles en disent plus long sur ceux qui les ont que sur ceux qu’elles ciblent, et qu’elles n’ont somme toute que bien peu d’impact. L’important, c’est la rose c’est le soleil qui brille, les balades à roulettes, et les bisous de mon amoureux – merci à lui !
Ah ! soupir de contentement Ca va mieux en le disant !!