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Les pompiers à la rescousse !

23rd August 2012

De bon matin, un appel de mon cher et tendre sur le départ fait retentir l’interphone :
– Y’a un petit oiseau mal en point dehors !
– J’arrive !
Au pied d’un arbre, grelottant sur le bitume frais – 10° en ce mois d’août -, je trouve un oisillon déjà grand, qui remplit bien la paume de ma main.
Ses plumes sont petites et comme collées. Je réaliserai par la suite qu’elles sont en train de croître, d’où leur allure peu séduisante.

J’emmaillote le tourtereau dans un papier linge et le pose dans une boite avant de passer un appel au secours ornithologique sur Twitter, et de rechercher sur le net comment assurer la survie de ce tout petit truc tremblotant.

D’abord, la chaleur : il faut réchauffer ce corps, pas bien grand, qui n’est plus protégé du froid. Les mains, c’est très bien ! Il remue un peu, le petiot : c’est qu’il ne va pas trop mal !

Puis il faut le remettre dans le nid d’où il est tombé. Son parent, inquiet, roucoule dans l’arbre. Cela fait plusieurs années que des tourterelles y vivent et pondent, je sais donc qu’il vient bien de là. Mais mon échelle me permet à peine d’atteindre la première fourche, et le nid est probablement à 6 ou 7 mètres du sol.

Qu’à cela ne tienne : je me rends à pied à la caserne toute proche, et explique mon problème au standard. Les pompiers viennent voir cet oisillon, et grâce à l’aide que j’ai reçue sur internet, décident d’agir, car ils savent maintenant qu’un bébé oiseau a de bonnes chances de survie s’il peut être remis dans son nid rapidement.

J’ai à peine le temps de revenir à l’arbre que le camion rouge arrive.

Deux adorables pompiers déplient la grande échelle,

et c’est parti pour vingt minutes de recherche. Le nid des tourterelles est un entrelacs de branches rudimentaire, sans fioritures, qui s’aplatit à l’usage (d’où la chute du bébé), très difficile à trouver dans un grand arbre au feuillage dense.

Finalement, le pompier des airs met la main dessus. Bouvines (c’est le nom de baptême du tourtereau, en hommage à celui de la caserne dont sont issus ses sauveteurs) regagne enfin le nid parental.

Il est encore trop tôt pour savoir si le petit oiseau deviendra grand. Je guette, et j’espère. Et j’ai envoyé un postagram à la caserne, pour les remercier de leur intervention. Ce qui me fait le plus plaisir dans tout ça, ce sont les paroles d’un des nombreux badauds attirés par l’engin des pompiers et leurs grandes manœuvres :

« Petite ou grande, une vie est une vie ! »

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