Le plaisir de rouler, épisode 6 : la monture

Vous l’attendiez avec impatience, cette rencontre ; le voici enfin arrivé, le moment où je vous présente mon fidèle destrier. Celui qui me transporte – dans tous les sens du terme – d’un bout à l’autre de la capitale des Flandres, que le soleil soit radieux – sisi, on a ça dans le Nord aussi, et bien plus souvent que vous ne pourriez le croire ! – ou la pluie battante. Je suis sûre que vous ne tenez plus en place, alors je vous dévoile, en exclusivité, sa bouille irrésistible :

[![](http://res.cloudinary.com/virujinii/image/upload/v1439300354/DSC04215_nwvelu.jpg "Tadaaaa ! ")](http://res.cloudinary.com/virujinii/image/upload/v1439300354/DSC04215_nwvelu.jpg) Vous aussi, vous lui trouvez un air fripon ? Assurément ! La selle gel super confortable, le porte-bagages, le carter – le bazar en plastique qui empêche la chaîne de vous tartiner les ourlets de pantalon de cambouis -, le phare halogène, l’antivol même, lui ôtent tout air de bête de compétition pour faire de lui un véhicule très urbain. Et pourtant ! J’ai l’année dernière chevauché ma bien brave bête pour le [raid VTT semi-nocturne des Géants](http://www.vtt5962.com/index.php?option=com_sportingevents&view=event&id=222-5eme-raid-semi-nocturne-du-pays-des-geants&Itemid=162&task=showevents&filter_month=04&filter_year=2010) : 36 km de chemins – enfin si on peut appeler ça des chemins… Ça ressemble souvent à des rigoles d’écoulement d’eau de pluie ! – et de champs, dont 3 montées du Mont Cassel – c’est notre Mont Blanc à nous z’autres, les Ch’tis : 176 mètres d’altitude, par ichi, c’est haut ! -, tout ça pour la modeste somme de 5€, ravitaillement et barbecue inclus, une aubaine, je vous l’assure ! Qui oserait dire après ça que je suis saine d’esprit ? Au quotidien, mon vélo a tout d’un percheron : lourd, mais absolument increvable. Il s’adapte à tous les terrains et à toutes les conduites, et son poids un peu excessif – 16,5 kg, c’est pas rien – est le prix de sa polyvalence. Attention, c’est maintenant au tour de mon côté fifille de s’exprimer : j’adore les accessoires que j’y ai ajouté, à ma bicyclette. Un porte sacoche / panier à l’avant (on devine la fixation sur la barre -, mon indispensable compteur – sinon comment savoir quand il est temps de faire l’entretien des 1000 km ? -, mes sacoches de transport sont autant de petits plus qui me facilitent la vie au quotidien. Je n’insiste pas, car vous l’avez compris, mon vélo a tout pour moi d’une vache indienne : il est « sacré » !