Le plaisir de rouler 2.0 : Paname

Il y a quelques jours déjà, j’étais de retour sur le lieu de mes études et de mes premiers jobs… Paris ! Bien que vivant à une toute petite heure de TGV, je ne sillonne plus vraiment assidument les rues de la capitale. J’y fais des escapades d’un jour pour aller voir des expositions – comme celle sur Hokusai, sublime, et la rétrospective sur Mantegna, plutôt réussie – et me gaver de pâtisseries japonaises dans mon salon de thé préféré, mais jamais plus longtemps.
Ce dimanche-là ne fit pas exception à la règle : une minuscule journée pour profiter du bon air – « Kof ! Kof ! », comme le disent si bien les britanniques – et surtout du bitume de la capitale.

Ah, Paname sans voitures… Le rêve ! Imaginez à la place 5500 adeptes des petites roues envahissant les axes si judicieusement ouverts par le baron Haussmann, glissant dans un silence remarquable et profitant du paysage : un avant-goût du paradis !

Mais pourquoi cette grand messe du patin à roulettes, me demanderez-vous. Parce qu’il nous fallait fêter dignement un anniversaire important : le centenaire de la Fédération Française de Roller Skating. La vieille dame, pour ses 100 ans, a plutôt des allures de jeune femme : ses licenciés, s’ils sont issus de toutes les tranches d’âge, ont en commun un dynamisme et une joie de vivre qui font plaisir à voir ! Le seul élément absolument indispensable pour être de la partie et profiter d’un évènement pareil, ce sont les rollers :

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Mention spéciale à ceux de Cécile Klaus, présidente de Miss’ile – une association qui vise à promouvoir le roller (aussi / surtout au féminin) dans la région parisienne -, qui m’ont scotchée sur place, plus encore que sa proposition de participer aux 24 heures du Mans roller, et c’est pas peu dire.
Pour ce demi-bicentenaire, la plupart des riders – oui, c’est comme ça qu’on appelle les 
pratiquants de ce bien beau sport – arboraient également de zolis ballons tricolores, souvent attachés à leur casque – very important, le casque, mais si vous me lisez régulièrement vous le savez déjà ! Ballons à l’hélium, d’ailleurs, dont le contenu fut utilisé par les un(e)s pour déclencher l’hilarité des autres : aucun doute, on sait s’amuser dans mon asso de ROLler, même – surtout ? – après les randos ! (Des vidéos existent, mais je ne vous les dévoilerai pas !)
Les randonnées… Elles sont au coeur de la pratique du roller. Si on peut patiner seul, et à toute heure du jour et de la nuit, il arrive qu’on souhaite pratiquer autrement qu’en solitaire. Elles permettent donc de vivre en groupe le plaisir de la glisse, dans une ambiance toujours joyeuse. Et quand elles sont thématiques, elles donnent lieu à quelques débordements – toujours très contrôlés, je vous rassure -, floraux par exemple :

Elle permettent aussi de voir la ville – ou la campagne, mais ce n’est pas le cas ici – autrement. Les routes étant dégagées pour l’occasion – grâce à l’action conjuguée du staff et des forces de l’ordre parisiennes, dont les automobilistes ont la bonté d’âme de respecter les consignes -, on peut poser un oeil neuf sur la cité des lumières, qui semble tout à coup beaucoup plus proche :

On peut aussi prendre le temps de regarder autour de soi, pour y découvrir au hasard un clown, un zèbre, et même une femme à demi-nue !

En tout cas, j’étais contenteravie surexcitée d’être de retour dans la plus belle ville du monde – moi, chauvine ? Non, juste objective ! – et de passer une magnifique journée, et ce en dépit du temps lourd qui a vidé les gourdes et trempé les maillots en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Tout ça sous l’oeil vigilant mais complice du génie de la Bastille…![](http://res.cloudinary.com/virujinii/image/upload/v1439300361/DSC04213_qirihd.jpg" alt="" title="Il paraît qu'il change de pied quand on a le dos tourné..." />