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La Poste mon amour

21st September 2012

Sisi, La Poste, je t’aime très beaucoup ! Grâce à toi, je me fais livrer des choses des 4 coins de France et du monde : des accessoires pour mon vaillant destrier, des furoshiki pour emballer mes affaires quand je me promène, des livres anglais, des chaussettes japonaises, du dentifrice indien

Parce que si tu n’existais pas, eh bien tous ces chouettes sites qui me vendent des super machins, des gourdes en acier (et pas en alu), des téléphones portables dernier cri, des produits d’hygiène et de beauté, ils ne pourraient pas me les livrer. Ou alors à des prix de fou, en passant par des boites professionnelles qui me rançonnent au passage.

Donc un grand et sincère merci, La Poste, pour tes services d’acheminement rapides, fiables et à prix modéré.

J’avoue que notre idylle, Chère La Poste, n’est cependant pas sans nuage. Ton protégé, j’ai nommé mon cher facteur, change souvent, et avec lui la qualité du service.

Parfois, mon courrier arrive dans ma boite avant 14 heures. Souvent, il déboule sans prévenir dans celle d’un de mes voisins vers 17-18 heures.
Parfois, mes enveloppes arrivent un peu pliées. Parfois, elles sont chiffonnées, et le contenu en est abimé.

Souvent, mes colis me sont apportés par un postier souriant qui actionne ma sonnette toute neuve et en bon état de fonctionnement. Il a la patience d’attendre que j’ouvre les 3 portes qui me séparent de lui pour venir récupérer mes livraisons, que j’attends avec impatience.

Parfois, le colis est petit, et le facteur le bourre peu cérémonieusement dans ma boite. Même quand il y a écrit dessus en gros FRAGILE : NE PAS PLIER, il le plie en deux et le laisse dépasser à moitié dans ma rue, très passante…
Parfois, le colis ne rentre pas du tout du tout dans la boite. Mais le postier est pressé, ou il est fatigué, ou il n’a pas vu ma belle sonnette avec mon nom dessus, et il ne sait pas non plus que je suis là la majeure partie de la journée, car j’ai la chance immense de travailler chez moi – ce qui, vous l’admettrez, est génial pour aller piocher dans le frigo et les placards quand on a faim, et aussi pour travailler en zori toute l’année. Ou alors c’est un con paresseux, peut-être. Alors, au lieu de remplir un avis de passage qui m’indique qu’il repassera quand je serai – encore – là, histoire de me rassurer et de me dire que oui, mon colis arrive, il se casse en catimini. Sans laisser de petit mot. Comme un voleur. Il croit que je suis bête ou quoi ? Comme tout le monde, je suis mes colis sur ton site, Ma Poste. Et quand je lis :

mais que nul avis de passage n’a atterri dans ma boite et que ma sonnette n’a pas retenti de la journée, et bien, ma chère La Poste, ça m’énerve un peu. Je préfèrerais encore que tu m’envoies un mail ou un courrier disant : « Tu ne crois tout de même pas que je vais te l’apporter dans ton salon, ton colis, hein ! Viens le chercher chez moi, et tout de suite, espèce de flemmarde ! », plutôt que de laisser ton émissaire en uniforme jouer au chat et à la souris avec moi pour finalement me faire me déplacer tout de même.

Enfin… C’est pas très grave, La Poste, y’a pas mort d’homme non plus. Je ne vais pas rompre avec toi, ni même te prendre la tête. Je râle juste un petit coup pour que tu comprennes que miser sur tes services bancaires parce qu’ils rapportent plein de soussous, c’est bien, mais qu’il ne faut pas pour autant en oublier une autre de tes missions premières, celle qui t’a donné ton nom et qui contribue à faire tourner rond notre verte contrée, le service public de collecte, d’acheminement et de distribution de courrier.

Des bisous, Ma Poste. Si tu m’as lue jusqu’au bout, tu les as bien mérités.

Update :

20 minutes après avoir mis ma bafouille en ligne, @lisalaposte me répond :

Merci Ma Poste, c’est gentil. Tu as même accepté mes bisous.

Comme je te le disais, ne t’inquiète pas, je ne t’en veux pas. Je n’ai donc pas besoin de me défouler sur tes téléconseillers qui, tout aguerris qu’ils sont sans doute, n’ont peut-être eux non plus pas résisté à l’immense vague de délocalisation des centres d’aide téléphonique. J’aime bien les gens de partout, ne te méprends pas – je suis moi-même un peu beaucoup de nulle part – mais si je veux vider mon sac, je peux discuter avec mon facteur. Ou les gentilles personnes qui travaillent à ton agence de Ma Poste locale.

Par contre – et là attention, je change un peu de sujet – si je peux te faire une confidence, je préfère ton logo officiel à la tête de ton personnage de fiction : il fait plus sérieux, et surtout il est gravé dans mon inconscient depuis que je suis toute petite. Il me permet donc de te retrouver très facilement dans le paysage Twitteresque, comme tes boites canari dans la jungle urbaine. Ma Poste, reste toi-même, le jaune te va si bien – et je ne dis pas ça à tout le monde !

Dernier update (c’est promis !)

Mon gentil postier préposé à la livraison des colis m’a dit quand je l’ai vu il y a cinq minutes qu’hier, je n’étais pas la seule dans ma rue à ne pas avoir reçu d’avis de passage : PERSONNE n’en a eu. Il en va chez toi, Ma Poste, comme partout ailleurs : une seule personne ne fait pas son travail, et plein, plein de gens en subissent les conséquences. En tout cas, j’espère que le facteur-colis qui s’est pris quelques heures de congés en a bien profité !

On me dit dans l’oreillette que je peux suivre l’acheminement de mes colis directement sur Twitter, sans avoir à passer par le site Colissimo :
Ça, c’est de la bonne nouvelle en barre !

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