I ain't dead (yet)!

Ah, l’hiver facétieux et son cortège de petites bénédictions : la grippe (ni A, ni porcine, ni aviaire, rien d’exotique ni même de vaguement folichon, et en pleine pandémie, en plus. Quel manque d’originalité de ma part ! Bref, la grippe) commune, la trachéite (et la sensation d’avoir bouffé un cactus, genre angine en moins gentil. Moi j’vous l’dis, contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire, c’est pas fait pour les marmots, ce truc. C’est de l’extra-strong, du Fisherman’s Friend Original en plus sévèrement burné), la sinusite (atchi, atcha, snirf, tousse et expectore des trucs tellement pas beaux qu’il est interdit de les visionner avant la fin de la deuxième année de médecine, et je vous parle même pas des 3/4 de narine par laquelle on respire la nuit comme le brigand à travers sa paille quand il s’est caché dans la mare)…
Heureusement, Nowel est passé par là pour me faire oublier tout ça. J’ai une chance insolente, j’ai été terriblement gâtée une fois encore, mais pour ne pas vous faire – trop – baver je vais me contenter de vous montrer ce qu’un homme sexy, adorable et rien qu’à moi avait mis sous le sapin à mon intention :

courtesy of Inline Planet
Pour les non-initiés, ils signifient que je vais aller plus vite, plus loin : au lieu de faire les randonnées à fond de train et de sentir – trop vite – le poids des kilomètres parcourus sur mes petites roulettes, je vais, équipée de ces grandes roues de 90mm, pouvoir profiter pleinement de mon inertie lors des longues balades qu’une généreuse année 2011 ensoleillée et peu pluvieuse (on m’écoute, là-haut, j’espère !) ne manquera pas de nous offrir avec abondance. Ces rollers ne feront pas de moi une pro, mais ils devraient me procurer pas mal d’heures de glisse intense (honni soit qui mal y pense) !
Je vois que vous froncez toujours les sourcils. Je sais. J’ai beaucoup tardé à vous écrire. Ne m’en veuillez pas. Les idées sont bel et bien là, se bousculant au portillon pour savoir laquelle sera la prochaine à être mise en mots, mais c’est le temps qui me fait cruellement défaut, le sacripant. C’est la rançon d’une – excellente – décision prise en septembre dernier. Mais je vous en parlerai plus en détail et avec grand plaisir l’année prochaine. Ne faites pas cette tête, c’est dans deux jours !
Et pour fêter ça, si possible dignement (bien que ça ne soit en aucun cas une obligation contractuelle : on peut célébrer l’an nouveau sans dignité aucune, à moitié nu ou ivre dans les rues, et ça peut donner de superbes photos… Ou pas.), vous allez sans doute passer une soirée à paillettes sous le s(c)eau du champagne et des mets les plus légers (foie gras, huitres, tournedos et autres délices carnivores). Pareil pour moi (ou presque, mais vous n’en saurez pas plus pour l’instant. N’insistez pas, vous ne saurez rien. Non. Bon, peut-être. On verra. Si vous êtes sages. Et que vous m’écrivez de jolis commentaires.). Je vous laisse, j’en ai bien pour une journée à me refaire la façade après les ravages (qui a dit du temps ! Double dose de mousse de canard tiède sur pain de mie rassis pour le vilain persiffleur !) que la série de trucs en -ite qui m’ont chahutée en ce frileux, neigeux et heureux mois de décembre ont causés.
Avant de (me dé) filer, je tenais tout de même à vous transmettre un message de la part de cette facette de moi moins polie mais plus enthousiaste dont vous avez déjà pu faire la connaissance ici. Je n’y tenais pas, mais en dépit de l’aspect téléphoné de la chose, elle a insisté, arguant du fait qu’on ne tourne pas le dos à une tradition millénaire, surtout quand elle sonne à la porte avec un ballotin de palets d’or.
Sooo, here we go:

courtesy of [NO RECIPES]
P.S. : 925 personnes affirment aimer mon blog au moment où j’écris ces mots. Et toi, fervent lecteur, m’as-tu déclaré ta flamme d’un clic ? Qu’attends-tu pour réparer ce bien malencontreux oubli et porter ce chiffre un peu plus près de 999 !
(en fait, je m’en fous ! J’écris rien que pour ma pomme ! Et pour la vôtre un peu aussi…)