Grosses bébêtes

La vie à la campagne a ses petits plaisirs inimitables… L’un d’entre eux, inépuisable, est l’observation de la faune et de la flore : pas besoin de partir dans de lointains paradis tropicaux pour croiser des bestioles impressionnantes ou attendrissantes. A commencer par les zosieaux : je n’ai pas été la seule chanceuse à voir des rougequeues noirs nidifier à ma fenêtre ; ils ont élu domicile dans la boite aux lettres d’une de mes soeurettes, et ont également pondu au-dessus du seuil de la verte demeure parentale. Quatre petites choses duveteuses s’y égosillent à longueur de journée dans un nid de mousse sèche, gavées par leurs infatigables parents qui se relaient sans trêve pour nourrir la marmaille affamée :

Le jardin est une immense aire de jeu pour moult insectes… Je retiendrai surtout la danse des papillons blancs dans la chaleur, et le passage d’un majestueux vulcain de dimensions honorables. Tous ont butiné la lavande, à se demander quelle substance addictive elle contient !

Mais c’est à la nuit tombée que les créatures des ténèbres se révèlent. Quoi qu’inoffensives, leur taille ne manquera pas d’impressionner les esprits sensibles, aussi demanderais-je aux phobiques – ceux qui n’ont toujours pas compris que dans l’immense majorité des cas, les petites bêtes ne mangent pas les grosses – de cesser là toute lecture…
Commençons par une sublime et énorme phalène, dont le bruit des ailes suffirait amplement à faire frémir, sans que ne s’y ajoute une apparence redoutable :

Poursuivons avec un autre mastodonte, un beau scarabée tellement épris de ma lumineuse maman, qu’il ira, après avoir été éconduit sur le pas de la porte, la courtiser jusque sur son oreiller !

Pour rester dans les trucs appétissants mesurant dans les cinq centimètres, je glisse ici la photo des petits fours dégustés au dessert pour fêter plusieurs évènements dont mon anniversaire… Ils étaient encore meilleurs qu’ils en avaient l’air !

P.S. : toutes les photos sont courtesy ofVincent (à l’exception du papillon qui sniffe la lavande), qu’il en soit remercié !