Épinglé !

J’aime me balader au gré du net : chaque nouvelle page est source de surprise. Ou presque. En réalité, et comme dans la « vraie vie » – celle en 3 dimensions -, les contenus sont de qualité très inégale. Mais tous les jours, sans exception, je trouve sur mon chemin de curieuse invétérée des informations, des images, des vidéos qui valent la peine d’être conservées, diffusées et partagées.

J’utilise toute une panoplie de moyens pour regrouper ces éléments dignes d’intérêt : je m’abonne aux blogs et aux sites qui me plaisent grâce à leur flux RSS  ; les données utiles sont soigneusement rangées sous les onglets des marque-pages de mon navigateur (et sauvegardées de manière régulière, car elles me sont précieuses) ; les photos et les vidéos, telles des papillons après la chasse, finissent épinglées sur mes tableaux Pinterest. Seules mes préférées auront l’honneur – oui, je sais… – de paraître ici, sur mon blog à moi. Si vous ne connaissez pas ce site, je suis prête à vous le faire découvrir : une bafouille, courte mais polie, et je vous envoie une invitation.

Son ergonomie et sa simplicité d’utilisation sont en grande partie à l’origine de son succès, mais ce que je trouve le plus plaisant, c’est que ce n’est pas un medium social à part entière : l’interaction avec les autres membres est extrêmement limitée. Et c’est très bien ainsi, car ce n’est pas pour retrouver des gens qu’on se connecte sur Pinterest, mais pour venir y chercher du contenu !
Les photos et les vidéos sont joliment mises en avant, et classées par catégories – art, films, musique et livres, cuisine, technologie, animaux… C’est là toute la beauté du lieu. Vous avez besoin de vous remonter le moral ? Un petit tour dans la section humour ! Des envies d’ailleurs ? Hop, un saut dans la catégorie voyages !

Contribuer à cette grande base de données est chose aisée : on installe un petit bouton Pin it – n’ayez pas honte des jeux de mots douteux que ces mots anglais font surgir dans votre esprit. Notez-les plutôt dans les commentaires ! – dans la barre personnelle de son navigateur, et quand, au gré de ses pérégrinations sur le Oueb, on croise un truc qui nous botte, on clique dessus ! Il ne reste plus qu’à choisir sur lequel de ses tableaux – de chasse – on veut épingler son trophée – de chasse – et le tour est joué (bon sang, qu’est-ce que je hais cette expression quand elle sert à faire gober au lecteur qu’un truc se fait fingers-in-ze-nose alors que c’est super ardu ! Je vous rassure, elle est ici utilisée à bon escient).
On peut aussi rediffuser les photos et vidéos affichées par d’autres membres sur ses propres tableaux. J’aime bien cette idée de partage, d’échange, de collections aussi, surtout quand la personne s’efface devant le contenu.

Le seul point négatif de Pinterest est également celui des bons bouquins et de tout ce qui est agréable en général : pas moyen de s’en extraire une fois qu’on est lancé(e) dedans. Plus prosaïquement : faites gaffe, on devient vite accro.

P.S. : « Mais c’est tout en anglais ! » s’écrient certains lecteurs effarouchés… Franchement, et sans vouloir être vulgaire, OSEF ! En dehors de la catégorie humour, qui nécessite parfois de maîtriser des jeux de mots dans la langue de Shakespeare, les autres sont tout à fait accessibles, parce que comme je me l’évertue à vous le répeter, Pinterest – un mot-valise accolant les notions d’épingle et d’intérêt, en plus clair « Accrochez ici les choses qui ont retenu votre attention » – est avant tout un site visuel. Vous avez des yeux qui fonctionnent, vous surfez sur les grandes vagues du réseau ? Vous allez aimer. Mais puisque je vous le dis !

Et le premier qui me sort « Ça sert à rien ton truc, là, j’ai déjà Facebook. », je lui répondrai… Non, rien. Je ne répondrai rien. Mais je n’en penserai pas moins…