Carlo Crivelli

Nombreuses sont les oeuvres qui ont retenu mon attention dans les musées du Vatican. J’y ai découvert Carlo Crivelli, peintre du Quattrocento, dont on trouvait qu’il n’y allait pas de main morte sur les ornements.

J’aime le contraste entre les visages aux traits fins, l’omniprésence des ors et les plis des tissus qu’on devine empesés. J’aime la fente dans le marbre du piédestal, trompe l’oeil qui évoque déjà le baroque, et le petit personnage – représentant probablement le mécène – qui surgit comme un écho médiéval. J’aime le poids visuel du cadre surtravaillé et des détails lourds, comme un défi à la norme picturale de l’époque ou une critique de l’ordre établi.