Bye bye Instagram

Voilà, c’est parti. Enfin, je suis partie. Je laisse Instagram derrière moi. Cette plateforme sympa de partage de photos « on the go » me plaisait bien, mais le grand méchant Facebook – qui a racheté l’application – est passé par là, et a donc appliqué sa loi de l’appropriation du contenu. Pour rappel, vous offrez la propriété et les droits de diffusion de tout ce que vous partagez sur ces deux médias sociaux à leurs exploitants. L’astuce, c’est que vous ne perdez pas vos droits : vous les partagez. Futé, non ? Et surtout parfaitement légal.

Je n’ai rien contre la diffusion gratuite de mes clichés pris à la va-vite : après tout, tout le monde ou presque a accès à Instagram, non ? Sauf que parfois, rarement mais parfois, je photographie un membre de ma famille ou une de mes amies. Pas de face, jamais clairement identifiables, mais malgré tout, c’est bien eux, là, dont la silhouette ou la coiffure pourrait être vendue pour illustrer une publicité sans que j’aie mon mot à dire, sans que je puisse protéger leur image…

Alors non. Mes photos reviennent dans mon blog, sous la rubrique Instantanés. Elles passeront par la case Twitter si l’envie m’en prend, et c’est bien tout. J’espère qu’elles vous amuseront, vous distrairont, ou au pire ne vous agaceront pas. Je vous rassure, je n’en publierai pas tous les jours !

Bye bye, Instabook… Welcome to les Instantanés !

Bonhomme de pain d'épicesQuel rapport avec ce – par ailleurs fort appétissant et très réussi – bonhomme de pain d’épices, me direz-vous ? Vous ne voyez vraiment pas ? Il accueille lui aussi la nouvelle rubrique à bras ouverts… Je sais, c’est mauvais… Pas taper, pas taper !

Plus sérieusement, c’est le principe des Instantanés : sans queue ni tête (pas d’chapeau pas d’braguette) !

Oyez, oyez !

Un peu avant minuit (heure française), Instagram a clarifié un certain nombre de points de ses nouvelles Conditions Générales d’Utilisation. Je vous les résume ici :

– concernant la publicité : Instagram étant un service gratuit, il doit bien tirer ses revenus de quelque part, en occurence de la pub. Il n’a à l’heure actuelle pas l’intention(c’est la formulation exacte utilisée dans le communiqué) de vendre les photos de ses utilisateurs, mais plutôt l’idée de leur permettre d’identifier facilement qui suit quel compte (comme c’est déjà le cas sur FB ou sur Twitter) grâce au recours aux photos de profil.

– à propos de la propriété : Instagram ne réclame aucunement le droit de propriété sur vos photos, mais, tout comme Facebook – et d’autres services  – s’arrogent une (je cite) licence mondiale non exclusive, entièrement gratuite et libre de royalties, transférable, sous-licenciable sur votre contenu (photos et données personnelles, donc). La nuance est donc bien mince : dans la pratique, ce qui est à vous est à eux.

– sur le partage d’informations avec Facebook : pas un mot. Rien n’est remis en question, et le duo Instagram/Facebook marche donc dans les pas du géant Google, qui en début d’année est parvenu à unifier les données de tous ses services sans trop faire de vague.

En conclusion, vous l’aurez encore une fois compris : si vous ne payez pas un service, c’est que vous êtes le produit.