Bipolaire, moi ?

ou le grand match Chrome vs Firefox.

Depuis quelques semaines déjà, je teste Chrome, le navigateur de Google. Parmi les diverses fonctionnalités originales, il y en a une que j’ai trouvé extrêmement pratique : la navigation privée dans une nouvelle fenêtre. La raison en est simple : j’ai une « double personnalité » : moi-même, et Bric à Brac, créée tout spécialement pour ce blog. Ces deux entités distinctes ont chacune leur adresse mail, leur compte Twitter et Facebook, leurs playlists Deezer… Pour pouvoir gérer simultanément mes deux aspects, les deux fenêtres de Chrome sont très précieuses, car elles évitent de perdre son temps à se déconnecter et se reconnecter aux différents sites.

Firefox propose lui aussi la navigation privée, utile pour faire un saut sur sa messagerie ou ses réseaux sociaux sur un ordinateur qui n’est pas le sien, mais ne permet pas de le faire *en parallèle *avec une fenêtre classique déjà ouverte, car elle remplace la fenêtre principale. Dommage…

Autre point fort de Chrome : sa rapidité. Les pages s’ouvrent à une vitesse hallucinante, et surfer devient… un vrai sport de glisse ! Ce n’est pas indispensable, mais c’est franchement agréable.

Et pourtant, j’écris ces mots à l’ombre de la queue touffue du grand renard, car je le déplore, mais il faut se faire une raison : Chrome plante. Beaucoup.Et ça m’énerve ! *Pour couronner le tout, quand il me fait un bon gros freeze de derrière les fagots, il monopolise toutes les ressources disponibles, le vorace, empêchant même mes autres applications de tourner !

D’autres points m’ont fait revenir à mes premières amours (Firefox !) : Google cherchant à imposer son système de signets natifs, nulle extension digne de ce nom pour Delicious (le système de marquage et de partage de pages en ligne le plus souple et agréable que je connaisse) n’a été développée. Il faut se contenter  d’un pauvre bouton donnant accès à un menu déroulant arborant fièrement… 3 items. C’est à pleurer de rire.

Firefox, lui, a pleinement intégré le bookmarking Delicious dans ses extensions, et on fait donc d’une pierre deux coups : on signale ses favoris, on les tague dans l’élan, et ils figurent aux deux tableaux.

Je suis myope (vous allez me dire : pourquoi digresse t-elle ? Je suis dans le vif du sujet, au contraire !), et les polices plus grasses, les contrastes de couleur plus marqués me rendent une page plus lisible. De ce point de vue, c’est encore Firefox qui l’emporte. C’est un détail, me direz-vous, mais c’est un détail qui compte : l’accessibilité est importante, et devient essentielle quand il s’agit d’une interface dont on se sert… en permanence !

Soyons justes : le rejeton de Google n’est encore qu’un nouveau-né (je ne dispose que d’une version beta), alors que Firefox est aguerri et a bénéficé d’années de travail et de feedback. J’ai donc bien l’intention de suivre attentivement l’évolution de Chrome. Tout comme celle de la créature de Mozilla, d’ailleurs, même si des ralentissements dans sa croissance sont à craindre, Google en étant l’un des plus gros contributeurs avant de développer son propre navigateur.

En attendant la prochaine version de Chrome, pour régler mon épineux problème de bipolarité, j’ouvre deux fenêtres : une sous Firefox, et une sous Chrome !

Petite précision : chez moi, Microsoft n’a pas droit de cité. Je m’amuse et travaille sous OS X Snow Leopard (version 10.6.3), sur une machine équipée d’un processeur Core2 Duo tournant à 2,4 Ghz, et de 1Go de Ram.